Conseil Municipal de Plougonvelin : le projet d’extension de porcherie examiné

blason plougonvelin

Date : 16/07/2020

Sujet :

16 juillet 2020 : intervention en conseil municipal au nom du groupe d’opposition Cap Plougonvelin sur le sujet du projet d’extension de la porcherie du GAEC des primevères.

 

Élection des commissions et comités

Les diverses commissions et comités ont été constitués. Ils ont tous été votés à unanimité.
 
Le groupe Cap Plougonvelin sera représenté dans les commissions :
  1. Finances
  2. Travaux et nautisme
  3. Contrôle des listes électorales

Autres délibérations

Les délégations du conseil municipal au maire ont été votées à l’unanimité.
Des indemnités « covid » ont été votées à l’unanimité pour les agents ayant été mobilisés sur le terrain pendant la crise du printemps.
Les indemnités des élus ont été reconduites à l’identique par un vote à l’unanimité.
Un projet lié à la voirie de la rue Saint Jean a été accepté à l’unanimité.
Enfin, les exonérations partielles de loyer (liés à la crise du covid) pour les professionnels du Pertzel ont été votés à l’unanimité.
NB : les informations données ici le sont sous réserve de la publication définitive du PV de l’assemblée.
 

L’avis du conseil sur le projet d’extension de la porcherie du GAEC des Primevères

Nous sommes intervenus sur le dossier du GAEC des Primevères. Vous retrouverez cette intervention dans la vidéo ci-dessous.

En synthèse :

Philippe RIS est intervenu en qualité de conseiller municipal d’opposition à propos de la consultation publique sur le dossier d’extension du GAEC des primevères.
Concernant l’examen du dossier déposé par le GAEC des primevères, il constate que :
1. l’analyse des données de ce dossier ne permet pas de garantir que l’épandage ne dépasserait pas les normes environnementales,
2. la lecture du document fait apparaître que 10 % des surfaces d’épandage serait en zone APT0, donc interdites à l’épandage
3. une réponse donnée sur le cerfa à propos de la distance de la porcherie au littoral minimise cette distance de 20 %
4. le cerfa déposé est différent du cerfa officiel téléchargeable sur le site ministériel du développement durable, ce qui a pour conséquence l’oubli d’un fait majeur : le projet est impacté par les règles s’appliquant aux zones proches des sites Natura 2000.
Le reclassement du dossier vers une procédure d’autorisation a été demandé, ainsi que le retrait de la délibération du conseil sur ce sujet.

Le groupe ENP est également intervenu par prise de parole de sa tête de liste qui a donné un avis favorable avec réserve.

Le groupe majoritaire a donné un avis favorable.

Le texte n’ayant pas été retiré malgré la forte probabilité de non-conformité et les imprécisions, Cap Plougonvelin a dû donner un avis défavorable au nom de l’intérêt général et du respect de la loi.

La porcherie du GAEC des primevères dans les médias

Nous avions déjà consacré un billet à ce dossier lors de la campagne électorale. On retrouvera les éléments ici.

Le Monde a consacré un article à ce sujet ici.

Libération a consacré un article à ce sujet ici.

Ouest France a consacré plusieurs articles :

Le Télégramme a consacré plusieurs articles à ce dossier :
Pour marque-pages : Permaliens.

11 Commentaires

  1. Bravo pour cette explication limpide.
    Espérons que ce dossier sera corrigé et réexaminé en toute légalité…
    Nous comptons sur vous pour faire éclater l’omerta qui règne au conseil municipal.
    Merci.

  2. Il y a un problème de re direction sur votre site. Quand on laisse un message et après avoir cliqué sur laisser un commentaire, on a une page d’erreur : « Error: You have entered an incorrect reCAPTCHA value.
    Click the BACK button on your browser and try again ». On doit retourner en arrière pour re cliquer et là, ça marche.
    Je crois que je vous l’avais déjà signalé.
    Bonne soirée.

  3. L’association Eaux et Rivières vient de publier ses conclusions sur la Consultation publique relative au projet d’extension d’élevage présenté par le GAEC des Primevères à PLOUGONVELIN.
    Leur analyse confirme largement les éléments que Cap Plougonvelin a présenté en conseil municipal et ajoute un certain nombre d’autres éléments qui vont dans le sens de la conclusion de (je cite) « un refus inconditionnel au projet d’extension déposé par le GAEC des Primevères »
    Elle est en ligne sur : https://www.eau-et-rivieres.org/sites/erb.fr/files/pdf/29/2020.07.17-GaecPrimeveresPlougonvelin-depositionERB.pdf

  4. Je relaie cette info :

    Bonjour
    Bravo pour votre discours au conseil municipal.
    Nous avons réussi a passer un petit message sur France Inter à la matinal de lundi sur le sujet.
    N’hésitez pas à le mentionner sur votre site.
    Habitant à trebabu,je croise les doigts Pour la suite
    Cordialement

  5. Des éléments pour mieux comprendre l’économie de l’élevage de porc.
    En 2018, la production porcine est réalisée en France par quelques 10 000 sites d’élevage, d’une taille moyenne de 3 367 porcs sortis. La moitié d’entre eux réalisent uniquement l’engraissement, alimentés par 10 millions de porcelets provenant à parts presque égales de naisseurs et de naisseurs-engraisseurs. Quatre régions produisent plus de 80% des porcs charcutiers.
    https://www.pleinchamp.com/elevage/porcs/actualites/synthese-du-mois-les-elevages-en-2018-10-000-sites-la-moitie-avec-des-truies

  6. Je transmets une nouvelle communication d’une habitante du Conquet :

    Bonjour à tous,

    Le processus d’extension de la réserve naturelle nationale d’Iroise, porté par le Parc naturel marin d’Iroise, se poursuit jusqu’au 28 juillet. Mais l’enquêtrice, Madame Nicole Devauchelle, a reçu assez peu de contributions, et souvent peu favorables au projet.

    Exprimez-vous ! pref-enquete-reserve-iroise@finistere.gouv.fr

    Le dossier complet est disponible à l’adresse suivante :

    http://www.finistere.gouv.fr/Publications/Publications-legales/Enquetes-publiques/Extension-du-perimetre-et-modification-de-la-reglementation-Reserve-Naturelle-Nationale-d-Iroise/Dossier-d-enquete

    Si vous le souhaitez, vous pouvez en outre vous inspirer de mon courrier ci-dessous. Les copier-coller sont autorisés !!

    Bises à tous et vive la biodiversité !

    Annaïg.

    Madame,

    Bien qu’adjointe à l’Environnement au Conquet, c’est à titre personnel que j’apporte aujourd’hui ma contribution à cette enquête publique, pour que puisse être préservé l’un de ces trop rares derniers bastions de nature non artificialisée que constitue l’archipel de Molène.

    Je contribue aujourd’hui à cette enquête publique pour les mêmes raisons que celles qui m’avaient amenée, il y a maintenant 17 ans, à créer et présider la seule association pro parc marin lors de sa genèse – une âpre lutte pour que ce paradis de la biodiversité marine soit reconnu en tant que tel, mis en valeur et partagé. Puisque contrairement à ce que certains affirment, une réserve naturelle ou un parc ne sont pas une atteinte aux libertés individuelles ! La protection passe certes par quelques restrictions. Mais c’est avant tout une gestion collective, pérenne et pédagogique : bref une ouverture !

    Le bon plaisir immédiat de quelques uns n’est évidemment pas l’intérêt durable de tous.

    Encore une fois, il serait absolument contraire au sens de l’histoire de renoncer à protéger l’une des toutes dernières zones naturelles sauvages de notre littoral. Or il est impératif de se donner les moyens de cette protection.

    Malheureusement, force est de constater que la pédagogie ne suffit pas. Il ne suffit pas de dire à certains usagers que leur présence nuit à la biodiversité. Il convient de leur interdire fermement certains périmètres aux enjeux fondamentaux – des périmètres somme toute restreints, déterminés après un long travail de concertation, et qui, raisonnablement, n’altèrent aucunement la qualité de vie réelle de nos congénères humains !

    Le biodiversité de la Mer d’Iroise n’est pas qu’un décor flatteur pour les loisirs d’un Homme définitivement dominant. Nous faisons partie de cette biodiversité. Et ne pas la préserver, c’est simplement scier la branche sur laquelle nous sommes assis.

    En outre, toujours au regard du sens de l’histoire (juste histoire de sauver notre vie sur terre !), cette réserve constitue un véritable atout touristique. Nous parlons évidemment ici d’un tourisme durable, et non d’un tourisme de masse sans foi ni loi. Un territoire qui sait préserver ses richesses, et en particulier sa biodiversité, est un territoire qui se distingue et donc développe son attractivité. Au-delà de ses indispensables qualités environnementales, cette réserve naturelle est donc aussi un atout économique.

    Comme il y a 17 ans, lorsqu’est née la mobilisation en faveur de la création du premier parc naturel marin de France, on observe aujourd’hui encore qu’il reste bien plus aisé de se mobiliser contre quelque chose (souvent avec des arguments très individualistes, bien éloignés de l’intérêt commun) que de porter une démarche constructive. Par nature, les gens « pour » ne ressentent pas l’impérieuse nécessité de la faire savoir. C’est bien dommage !

    L’extension de cette réservenaturelle, mesurée et réfléchie, s’inscrit dans un contexte de prise de conscience croissante de la nécessité de préserver la biodiversité. C’est un développement logique de la démarche de création de parcs naturels.

    Annaïg Huelvan, Le Conquet

  7. Un nouveau rapport sur le projet du GAEC des Primevères vient d’être publié par l’association Bretagne Vivante.
    Il y détaille plus particulièrement les problèmes environnementaux que pourrait engendrer ce projet.

    Cliquez ici pour télécharger le rapport au format pdf

  8. Extrait du rapport de Bretagne Vivante (conclusion) :

    D – CONCLUSION

    1 – procéder à des évaluations indépendantes
    Compte tenu de tous ces éléments et graves incertitudes, ainsi que de la réaction de l’opinion, il serait nécessaire aux yeux de notre association de reprendre à fond le dossier présenté si le projet devait être maintenu.
    Plus que d’une contre-expertise indépendante de la profession agricole, il s’agit de changer la perspective par une approche globale des exploitations que l’on compte restructurer, et de réaliser des investigations sérieuses – au besoin appuyées de manière extérieure pour ce qui ne relève pas directement des obligations d’un pétitionnaire.
    Et en particulier, il est indispensable de réaliser une étude d’impact avec une évaluation des incidences Natura 2000.

    2 – demander une mission de cadrage au CGEDD
    Vu la complexité du dossier et les attentes du public, il paraît souhaitable que M. le Préfet demande, comme il en a la faculté, au Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable une mission d’expertise et d’évaluation. Cette procédure s’est avérée utile dans de nombreuses situations à enjeux multiples.

    3 – faiblesses juridiques du dossier
    Le dossier déposé semble présenter diverses lacunes et irrégularités que l’on se réserve de détailler plus tard, mais qu’il est inutile de développer à ce stade, où la recherche d’une solution rationnelle et équitable devrait être privilégiée.

  9. Liste des établissements agricoles et piscicoles à Plougonvelin :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *