La question de la semaine
Il n’est jamais bon de tirer des conclusions à chaud après un premier tour de campagne. En apparence, la liste Corre a réalisé une percée et pourrait se voir déjà installée dans la future majorité après le second tour.
Pourtant, avec 47 %, elle n’a pas obtenu cette majorité. Et au regard de la bonne participation du premier tour (près de 70%), elle ne dispose d’aucune véritable réserve de voix du côté des abstentionnistes. Encore moins du côté de la liste Prunier.
Dans ce contexte, la question qui se pose naturellement pour Cap Plougonvelin est de savoir si nous irons au second tour dans la même configuration ou si nous ouvrons la possibilité d’un rapprochement avec une autre équipe. Mais avec qui ?
Ayant toujours été vigilant sur les questions de légalité pendant mon mandat et ayant dû signaler certains faits au procureur conformément à l’article 40 du code de procédure pénale, il ne peut être question pour nous d’envisager une négociation avec la liste Corre tant que la justice ne s’est pas prononcée. Pour nous, ce point est clair : aucune négociation ne sera engagée avec cette liste.
Concernant la liste Prunier, les divergences de ces dernières années me paraissent aujourd’hui moins importantes que les convergences qui peuvent se dessiner autour d’une vision partagée de l’avenir de la commune. Une telle liste fusionnée partirait avec 4.5 points d’avance. Nous ne sommes pas hostiles par principe à l’idée d’une fusion.
Une volonté commune et un rassemblement autour des objectifs essentiels pourraient parfaitement remettre en cause les conclusions tirées à chaud à l’issue du premier tour. Arrivée troisième, l’équipe Cap Plougonvelin n’a rien à imposer. Mais nous sommes ouverts à tout ce qui permettra de mettre en œuvre une politique plus favorable aux Plougonvelinois que celle que pourrait développer M. Corre. La balle est désormais dans le camp de la liste Pour Plougonvelin.
Philippe RIS
