Profession de foi :
Qui est Nicole Madec?
D’origine brestoise, j’ai suivi dès mon plus jeune âge, et tout au long d’une scolarité classique, des cours de dessin et de peinture. Après des études aux Beaux-Arts de Brest, je pars voyager, par la route, vers l’Orient et l’Asie, où je découvre un art dont la finesse des détails influencera de manière décisive ma peinture.
En 1979, je me fixe en Bretagne, au Conquet. La lumière, la diversité des paysages, leurs formes et leur essence sont pour moi sources d’inspiration et de fascination. Les années 1979 et 1980 me verront devenir maman, pour mon plus grand bonheur.
J’aime la danse. Je crée avec une amie une école de danse, Danse à tous vents, au Conquet. Je danse ensuite l’afro-jazz à Brest, dans l’école Callister, pour laquelle je crée les affiches et les costumes.
En 1992, je deviens peintre professionnelle, affiliée à la Maison des Artistes. J’expose mon travail en Bretagne, à Paris et à Genève, et je reçois plusieurs prix.
J’aime particulièrement le travail de la fresque. Je l’ai pratiqué avec les enfants des écoles — Jean-Monnet au Conquet, Du Petit Bois à Plougin — mais aussi pour des lieux publics et privés : Super U à Plouarzel, Intermarché à Plougonvelin, le fort de Bertheaume, le Café Montmartre à Paris, et chez des particuliers.
Dès 1998, je partage mon savoir de peintre avec les enfants et les adultes, à Ploumoguer puis à Locmaria-Plouzané. En 2001, je m’installe à la pointe Saint-Mathieu, où je trouve un lieu unique — la plus vieille maison encore debout — pour exposer mon art au public.
Manuelle plus qu’intellectuelle, je n’hésite pas à manier la truelle pour rénover les vieux murs. J’aime le travail des anciens. Les murs ont tant de choses à nous raconter : l’humilité de ceux qui les ont construits, leur destination — retenir l’eau, protéger la bonne terre des petits champs, amender les sols avec les algues, protéger les jardins et les maisons du grand vent, se recueillir ou se rassembler.
Je rejoins aujourd’hui CAP Plougonvelin pour que la mairie reprenne la main sur le site de Saint-Mathieu et lui redonne sa véritable destinée culturelle et artistique : construire de grands préaux dans le jardin des moines pour accueillir des marchés artisanaux et d’autres événements, installer une scène fixe, restaurer les vieilles maisons de la rue Antre Kear — entrée du village — pour y accueillir des artistes, créer un jardin des simples dans le petit jardin des moines, et aménager des espaces de pique-nique et des bancs.
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