Date : 09/10/2025
Sujet : conseil municipal d’octobre
Très peu de décisions mais un incident en fin de séance à propos de nos questions préalables.
Un conseil limité aux affaires courantes
Comme on peut le voir, le conseil municipal d’octobre était très léger. La majorité semble décidée à ne plus gérer que les affaires courantes. Avec un Maire qui ne se représente pas et deux adjoints qui ont décidé de s’affronter, il est vrai que c’est plus sage lorsque l’on veut préserver les apparences et un minimum de calme dans les rangs…
Concernant cet ordre du jour, je retiens que le sujet de la piscine ne déclenche plus les tensions qui resurgissaient à chaque fois depuis près de 25 ans lorsqu’on l’abordait. Tout le monde semble en avoir pris son parti et un voile pudique est tombé. La prochaine majorité devra s’occuper de cet équipement à la fois nécessaire et accusant l’usure du temps et du sel. Je regrette que le Maire n’a pas eu le courage au moins de poser les bases du débat avant les élections. Libéré de toutes contraintes électorales il était le mieux placé pour donner factuellement les éléments nécessaires aux Plougonvelinois.
Question préalable posée au Conseil Municipal, question qui fâche !
Après avoir pris le temps de lire nos questions en fin de séance comme il est de coutume, monsieur le Maire nous a gratifié d’une réponse lapidaire :
il a refusé de répondre prétextant que donner ces informations en conseil municipal biaiserait le futur appel d’offres destiné à renouveler les conventions.
Chacun jugera du niveau réel de confidentialité des informations demandées — nombre d’emplacements, montants des redevances, durée d’occupation — mais il semble que Monsieur le Maire confonde droit public et secret des affaires.
Nous avons donc saisi la CADA, en vertu de l’article L.311-1 du Code des relations entre le public et l’administration, ainsi que le Préfet du Finistère, afin qu’ils rappellent les principes élémentaires de transparence auxquels toute collectivité est tenue.
Ce blocage est incompréhensible et regrettable.
Les relations s’étaient apaisées depuis la démission du précédent Maire, mais à mesure que l’échéance électorale approche, la tentation du repli et du contrôle de l’information réapparaît.
Nous avons déjà dû saisir le tribunal administratif pour la censure de notre participation au forum des associations — un grand classique, hélas — et voici qu’il nous faut à présent saisir la CADA pour obtenir des documents publics que plusieurs Plougonvelinois ont eux-mêmes peiné à obtenir par le passé.
Pour information, nous avons également transmis cet été au Préfet un signalement sur une probable irrégularité du PLU. Nous attendons son analyse pour savoir si cette situation appelle une suite.
Cela commence à faire beaucoup.
On aurait tort de croire que le spectacle pitoyable donné au sommet de l’État n’a pas son équivalent à l’échelle locale.
Ce refus de transparence, cette crispation institutionnelle, et surtout le silence assourdissant de la part des candidats déjà déclarés ou de leurs soutiens issus de l’ex-opposition ENP, posent question.
Aucun d’entre eux n’a cru bon de défendre les principes élémentaires du droit public, ni cette chose que l’on nomme encore “démocratie locale”.
Consternant, en effet.
