La sécurité à Plougonvelin
La sécurité à Plougonvelin

La sécurité à Plougonvelin

Thème de campagne : la sécurité

cap ou pas cap ?

P ourquoi donc parler de sécurité dans une commune comme Plougonvelin ?

Les habitants qui ont choisi de venir vivre à Plougonvelin l’ont très souvent fait pour y trouver un réel sentiment de bien-vivre, et ceux qui y sont nés ne quittent la commune qu’avec le regret de s’en éloigner.
Tant de choses nous reconnectent ici à une réalité perdue ailleurs : nos paysages de campagne, les embruns des falaises, la joie de la plage, la sérénité des vieilles pierres.

Alors, oui, pourquoi la sécurité nous apparaît-elle devoir être un sujet de campagne pour l’élection municipale de 2026 ?

Quand le bruit du monde trouble notre quiétude

À seulement une quinzaine de minutes de Brest, nous ne pouvons pas totalement échapper au stress de ces villes et de ce pays dans lesquels nous avons de plus en plus de mal à nous reconnaître. Le monde change, et si peu de choses, aujourd’hui, semblent paisibles, sereines, sécurisantes.

Pourtant, notre pari pour les années à venir est simple : si nous faisons le bon diagnostic, si nous nommons correctement les choses, alors nous saurons traiter efficacement le sentiment d’insécurité qui gâche trop souvent le quotidien.

Risquons-nous de devenir une banlieue à problème ?

Rien ne nous y prédispose et, à moins de mener une politique municipale catastrophique, je n’y crois pas.
Si l’on observe, sur les dernières années, une légère dégradation de certains indicateurs, elle ne traduit pas une bascule vers une insécurité de type urbain, mais une transformation progressive de la nature des troubles qui affectent la vie quotidienne.

Ce qui a changé n’est pas tant l’ampleur que la forme

Les données du Ministère de l’Intérieur sont sans ambiguïté : Plougonvelin demeure une commune globalement sûre, avec un niveau de criminalité faible et relativement stable.
En revanche, la typologie des faits enregistrés évolue.

Là où dominaient autrefois des incidents rares et isolés, nous constatons désormais :

  • une persistance des atteintes aux biens, en particulier les vols liés aux véhicules, aux équipements et aux résidences secondaires, le patrimoine n’étant pas toujours épargné ;

  • une hausse des dégradations et des incivilités, visibles, répétées, souvent concentrées sur certains sites très fréquentés, comme le Trez-Hir ;

  • une pression accrue sur les espaces publics en période estivale, lorsque notre commune voit sa population doubler, voire tripler.

Ces faits ne sont pas spectaculaires. Ils ne font que très rarement la une nationale.
Mais ils sont cumulatifs. Ils n’effraient pas, ils fatiguent.
Et, insidieusement, ils altèrent le sentiment de tranquillité auquel nous sommes profondément attachés.

Un sentiment d’insécurité qui ne naît pas du hasard

Il serait intellectuellement malhonnête d’opposer les statistiques au vécu des habitants. Le sentiment d’insécurité ne naît pas uniquement de la criminalité grave ; il naît aussi :

  • des nuisances nocturnes récurrentes ;

  • des dégradations du mobilier public ;

  • de la vitesse excessive sur certains axes, notamment la D789 ;

  • du sentiment que certains comportements ne sont plus suffisamment régulés ;

  • d’incivilités entre personnes de plus en plus stressées par la vie moderne ;

  • de conflits d’usage de l’espace public, où les piétons craignent les vélos, les vélos redoutent les voitures, et les voitures les véhicules lourds ;

  • de sentiments diffus mais pourtant bien réels liés à la précarité sociale, aux menaces économiques, climatiques ou sanitaires .

À cela s’ajoute une réalité plus silencieuse, mais bien réelle : l’augmentation des interventions pour violences intrafamiliales. Ce phénomène national n’épargne aucune commune et interroge notre capacité collective à détecter, prévenir et accompagner.

Une commune attractive… donc exposée

Plougonvelin est attractive, et c’est une chance. Mais cette attractivité a un revers : elle rend notre territoire plus exposé, plus fréquenté, plus traversé.

Les mêmes qualités qui font notre force — tourisme, littoral, patrimoine, accessibilité — exigent aujourd’hui une politique de sécurité plus fine, plus préventive, plus territorialisée.

Il ne s’agit pas de transformer Plougonvelin en ville sous surveillance, encore moins en multipliant, à chaque coin de rue et derrière chaque habitant, des gadgets technologiques censés résoudre par la technique ce que les politiques et les citoyens se refusent parfois à affronter.

Il s’agit de préserver ce qui fait notre identité, en reconnaissant que les conditions du bien-vivre ont changé.
Il s’agit de prendre nos responsabilités et de lutter avec la même exigence contre l’insécurité réelle et contre le sentiment d’insécurité.

Nommer les choses pour agir justement

Refuser la dramatisation ne signifie pas refuser le diagnostic. Nommer les évolutions, ce n’est pas annoncer des solutions toutes faites.
C’est d’abord accepter de regarder la réalité telle qu’elle est, sans l’exagérer ni la minimiser comme nous l’avons fait pour l‘éclairage de la rue des Courlis : des citoyens nous alertent, nous formulons une réponse, la municipalité applique la solution sur le terrain (et contrairement à cet exemple, la mise en œuvre est faite aussi en concertation avec les citoyens).

Parler de sécurité à Plougonvelin, c’est reconnaître que le sentiment d’insécurité se construit à partir de situations concrètes, visibles et répétées, et qu’il ne peut être traité ni par le déni, ni par des réponses simplistes. C’est aussi admettre que les réponses efficaces dépendent du contexte local, des usages, des rythmes de vie et des attentes réelles des habitants.

La sécurité à Plougonvelin n’est pas un thème à instrumentaliser, ni un slogan de campagne.
C’est une responsabilité collective qui appelle de la mesure, de la constance et de la cohérence dans le temps.

À ce stade, notre volonté est d’ouvrir un travail sérieux et exigeant. Parce que nous voulons une démarche participative et collaborative, la sécurité ne peut pas se penser sans les habitants. Nous avons des pistes, des constats et des convictions, mais nous refusons un programme figé élaboré sans vous. Votre ressenti, vos expériences et vos priorités doivent faire partie intégrante de la construction des réponses à venir.

Pour aller plus loin

En 2020, notre programme contenait déjà des éléments sur la sécurité :

Quelques statistiques d’infractions sur la commune en 2024 :

Infractions 2024

A vos plumes (ou plutôt votre clavier) !

    Vous pouvez déposer une contribution (format pdf, doc ou docx – 1Mb maximum) » :

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *